La JIV mobilise de jeunes volontaires au Cap-Vert
09 April 2009

Volontaires VNU peignant la façade d’une maison au cours de la Journée internationale des Volontaires sur l'île Fogo au Cap-Vert. (programme VNU)Volontaires VNU peignant la façade d’une maison au cours de la Journée internationale des Volontaires sur l'île Fogo au Cap-Vert. (programme VNU)
Le Programme des Volontaires des Nations Unies (VNU) au Cap-Vert a choisi de célébrer la Journée internationale des Volontaires (JIV) à l'île Fogo, l'une des îles les plus reculées du pays, avec le Ministère de la Jeunesse et Sports, le Centre de la Jeunesse de São Filipe, la Croix Rouge, l’Assistance Médicale Internationale (AMI), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), les organisations de la société civile et la communauté locale.

La veille, huit volontaires VNU, nationaux et internationaux, sont allés sur l'île pour préparer le matériel d’information et les gadgets promotionnels à distribuer au cours de la JIV, et pour organiser les activités conjointes avec les volontaires et les institutions locales et aussi la venue de la Coordonnatrice Résidente des Nations Unies et du représentant du Gouvernement, le Ministre de la Jeunesse et des Sports.

Le programme VNU a participé à plusieurs activités en coopération avec des volontaires locaux, la Croix-Rouge et les membres de la communauté. Dans un des quartiers les plus pauvres de l'île, les volontaires ont repeint une maison et ont raccordé deux autres à l’eau et l’électricité. Cette initiative, entièrement financée par le Ministère de la Jeunesse et des Sports, visait à aider les populations les plus pauvres. Les volontaires VNU ont travaillé directement avec les familles bénéficiaires, et on pouvait lire la satisfaction et le bonheur sur les visages.

Au centre de l’île, une cérémonie s’est déroulée avec la participation de la communauté et de l'Hôtel de ville. Les volontaires ont distribué des gadgets promotionnels et des brochures d'informations sur le volontariat. De jeunes artistes locaux et volontaires du Centre de jeunesse de São Filipe ont fait du théâtre, des danses et de la musique avec le concours du Ministère de la Jeunesse et des Sports. Un volontaire VNU a parlé de son activité au sein de la Direction Générale de la Coopération Internationale, et chacun a révélé son expérience du volontariat comme une action fondée sur la solidarité. On a parlé aussi de la drogue et du VIH/SIDA chez les jeunes. Quant aux activités sportives, celles-ci ont mené à la remise de trophées et de prix aux participants. Finalement, un dîner-débat a rassemblé tous les volontaires VNU autour d’une table ronde à laquelle participaient des journalistes de la télévision locale qui ont interrogé un volontaire sur son travail et ses réalisations avec le programme VNU.

La population a compris que le volontariat engage des personnes de toutes les sphères de la vie, sans tenir compte de la couleur de la peau, de la religion ou du niveau d‘éducation. Ceci en fait est suffisant pour motiver les gens à se porter volontaires afin d’améliorer des conditions au sein de la propre communauté. La JIV était en quelque sorte un défi lancé aux volontaires locaux, la plupart des adolescents du secondaire, des leaders potentiels, dans le but de les motiver à faire comprendre que le volontariat n'est pas un « parent pauvre ».

La célébration de la JIV sur l'une des îles les plus isolées du pays, et pour la première fois en dehors de la capitale Praia, avait pour but de décentraliser les activités et de démontrer l'importance du volontariat et du rôle des volontaires dans le développement du Cap-Vert. Les informations sont parvenues aux endroits les plus isolés du pays, jusqu’aux jeunes résidant sur d'autres îles dans le but de les motiver à se consacrer au volontariat. Ce fut l’occasion unique pour les volontaires VNU de faire connaissance et de partager son expérience avec les uns et les autres.

À travers la JIV, la population peut réaliser et reconnaître l'importance que les Nations Unies donnent au volontariat. La majorité ignorait que l'ONU avait un programme de volontariat. L'interaction avec la population a été fructueuse. Elle a permis de constater et reconnaître la participation des communautés locales. Les informations sur le volontariat leur ont  été utiles et pour certaines familles, la qualité de vie a changé depuis ce jour. Le bonheur a été célébré par tous, car il est de tradition au Cap-Vert  d'aider ceux qui sont dans le besoin. On comprend vite cela grâce au dicton « Djunta Mon », qui signifie « joindre nos mains ».





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