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Le 5 décembre, la journée mondiale du volontariat plongée au cœur de l’univers «non profit».
06 December 2008

Etre bénévole, c'est s'engager pour la société et sortir de son trou.Etre bénévole, c'est s'engager pour la société et sortir de son trou.Le volontariat permet aux gens de développer des compétences.Le volontariat permet aux gens de développer des compétences.
Il y aurait 140 millions de personnes en moins sur la planète, l'économie mondiale perdrait 400 millions de dollars, le PIB diminuerait de 3 à 7 % et des millions d'employés du secteur tertiaire perdraient leur travail… Les bénévoles : le 5 décembre, ont fêté leur journée mondiale.Ce serait probablement un monde plus triste où le chacun pour soi et le règne de l'argent primerait sur tout. Bien qu'étant un phénomène social économique et humain très important, le volontariat est souvent peu considéré par le public et les politiciens. Une étude d'Eurobarom ètre réalisée en 2006 (publiée en février 2007, ) montre que trois Européens sur dix déclarent avoir une activité bénévole (rappelons que la population de l'UE est aujourd'hui de 500 millions de citoyens). L'étude de la Johns Hopkins University réalisée dans 37 pays du monde entier (un projet d'étude comparative sur le secteur des organismes sans but lucratif) recense approximativement l’équivalent de 140 millions de bénévoles à temps complet. Si les bénévoles constituaient un pays, ce serait le neuvième pays le plus peuplé du monde ! Le nombre exact de bénévoles demeure inconnu, car les gouvernements intègrent rarement ces informations dans leurs statistiques. Par conséquent, la contribution des bénévoles pour la société, l'économie et le développement humain dans le monde… reste encore incertain. 

Mais qui sont ces volontaires, que font-ils ? Regardez autour de vous : ce sont souvent des membres de votre famille, des professeurs et des élèves, des collègues de travail, des amis, des rivaux. Ce sont des gens ordinaires qui s'engagent personnellement et volontairement, sans être payés et sans chercher à faire des profits. Ils font quelque chose pour les autres et pour la société en général. Ils travaillent normalement dans le cadre d'ONG (organisations sans but lucratif ou non-gouvernementales), associations, clubs, organisations de jeunes…Le volontariat est très souvent informel et spontané, quand par exemple on aide son voisin ou lors d'une catastrophe écologique.On trouve les bénévoles parmi les parents qui donne un coup de main à l'école, les clowns bénévoles dans les hôpitaux et les hospices, les gens pratiquant un sport, les associations de loisirs, de personnes âgées, d'aide aux réfugiés, les avocats bénévoles, les spécialistes de l'aide humanitaire, les défenseurs des animaux, les écologistes, les cybervolontaires (informaticiens et traducteurs) et d'autres qui s'engagent activement dans la vie de leur communauté. 

Cependant, le volontariat ne doit pas remplacer les services fournis par les gouvernements. Il faut aussi distinguer le volontariat d'activités comme les stages, les formations et tout autres activités qui sont effectuées uniquement pour un profit personnel. Néanmoins, sa capacité à changer et influencer la vie des personnes doit être reconnue. Le volontariat permet aux gens de développer des compétences comme l'organisation, le leadership ou l'empathie, pour n'en citer que quelques unes. Les bénévoles méritent le soutien des gouvernements, des autorités locales, des institutions européennes et de la société dans son ensemble. Cela leur permettrait de s'engager davantage dans leurs actions, de les protéger des abus et de poursuivre leurs missions. Les organisations bénévoles travaillent dur pour convaincre les décideurs de prendre en compte les besoins du volontariat, comme par exemple le CEV (Centre européen du volontariat), et la campagne pour 2011, année européenne du volontariat.

Cela favorisait certainement la reconnaissance des contributions des bénévoles, leurs réalisations, et encouragerait davantage de gens à s'engager activement pour la société.

Les études, un gage de paix pour l’avenir ? Souvent, les jeunes des pays occidentaux (et autres) ne se rendent pas compte de la chance qu’ils ont de pouvoir faire des études. Car dans beaucoup des pays en conflit, étudier et faire carrière n’est pas possible. L’ONG Etudes Sans Frontières tente depuis 2003 de donner une opportunité aux jeunes de zones en guerre ou politiquement très instables, comme la Rwanda ou la Tchétchénie. 500 jeunes étudiants européens sont membres actifs de ce réseau qui s’étend de l’Espagne, à l’Italie, l’Allemagne et la France. Sa présidente, Aurélia Chaudagne nous explique son fonctionnement. (www.etudessansfrontieres.org)Selon le contexte dans le pays (après un conflit, quand l’action devient possible sur le terrain), et nos moyens financiers et humains, nous offrons des bourses d'études ou accueillons des étudiants en France et en Europe, en finançant l'intégralité du séjour des bénéficiaires, et en les accompagnants sur le plan administratif, scolaire, social et culturel. 190 étudiants ont déjà pu bénéficier de ce programme en 5 ans. Nous travaillons dans des zones où nous avons des contacts de confiance (actuellement, en Tchétchénie, au Rwanda, en République démocratique du Congo et au Sahara occidental) et des correspondants locaux qui relaient l'information quand nous recherchons des candidats. Les candidats remplissent un dossier très complet et rencontrent les correspondants locaux, qui effectuent une présélection. Nous effectuons ensuite la sélection finale sur la base des dossiers et des appréciations des correspondants, le critère essentiel étant la motivation et le projet d'avenir du candidat.Nos moyens financiers reposent sur les dons de particuliers, quelques subventions publiques ou privées, ainsi que des opérations spéciales, comme des cartes de vœux que nous vendons en ce moment, par exemple. Notre budget reste très limité, et nos projets se développent en fonction de celui-ci. Par exemple, une bourse d'études d'un an au Rwanda coûte environ 1000 euros, mais l'accueil d'un étudiant tchétchène à Paris pendant un an coûte entre 10 000 et 12 000 euros, ce qui représente un budget important.. L'association repose actuellement uniquement sur des bénévoles et deux volontaires (en service civile volontaire). Les bénévoles peuvent aider ponctuellement lors d’opérations spéciales ou pour donner un coup de main, ou alors régulièrement dans la prise en charge d'un dossier spécifique tout au long de l'année ou encore pour tenir les permanences hebdomadaires… Ils peuvent donner des cours de soutien aux étudiants que nous accueillons ou organiser des sorties culturelles avec eux, tenir un stand lors d'un salon ou d'une vente au profit de l'association, organiser une action de sensibilisation, une conférence ou une expo, dans les zones dans lesquelles l'association agit. On peut aussi monter un dossier de financement, travailler sur les supports de communication, ou même proposer un nouveau projet et en étudier la faisabilité. Toutes les compétences et initiatives sont bienvenues ! Bien sûr, les bénévoles qui peuvent consacrer plusieurs heures par semaine toute l'année sont fortement appréciés !